
Shell, de son côté, n’était plus propriétaire de ses stations-service en France depuis un certain temps. Le groupe britannique au logo jaune et rouge continuait néanmoins à fournir du carburant à ces points de vente. C’est précisément cette activité de distribution qui devrait prendre fin prochainement, selon les informations rapportées par RMC.
Après ce départ, il ne restera plus que deux compagnies capables d’extraire, de raffiner et de commercialiser leur propre carburant directement à la pompe en France : TotalEnergies et ENI.
Un marché sous pression depuis plusieurs années
La France se distingue en Europe par une fiscalité élevée sur les carburants, qui pèse sur les marges des distributeurs. Depuis 2023, BP puis Esso ont déjà quitté le marché hexagonal, témoignant d’une tendance de fond au désengagement des majors pétrolières internationales. Ce mouvement s’accélère à mesure que la transition vers l’électrique redéfinit les priorités d’investissement du secteur.
Une rentabilité insuffisante pour rester en France
La raison principale avancée par les groupes pétroliers ayant quitté la France est claire : une rentabilité trop faible, couplée à des contraintes jugées trop élevées. Le marché français se distingue notamment par une fiscalité particulièrement lourde sur les carburants.
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