
Shell, de son côté, n’était plus propriétaire de ses stations-service en France depuis un certain temps. Le groupe britannique au logo jaune et rouge continuait néanmoins à fournir du carburant à ces points de vente. C’est précisément cette activité de distribution qui devrait prendre fin prochainement, selon les informations rapportées par RMC.
Après ce départ, il ne restera plus que deux compagnies capables d’extraire, de raffiner et de commercialiser leur propre carburant directement à la pompe en France : TotalEnergies et ENI.
Un marché sous pression depuis plusieurs années
La France se distingue en Europe par une fiscalité élevée sur les carburants, qui pèse sur les marges des distributeurs. Depuis 2023, BP puis Esso ont déjà quitté le marché hexagonal, témoignant d’une tendance de fond au désengagement des majors pétrolières internationales. Ce mouvement s’accélère à mesure que la transition vers l’électrique redéfinit les priorités d’investissement du secteur.
Une rentabilité insuffisante pour rester en France
La raison principale avancée par les groupes pétroliers ayant quitté la France est claire : une rentabilité trop faible, couplée à des contraintes jugées trop élevées. Le marché français se distingue notamment par une fiscalité particulièrement lourde sur les carburants.

À titre de comparaison, le sans-plomb est actuellement affiché entre 1,35 et 1,50 euro le litre dans plusieurs pays européens, tandis qu’en France, l’essence et le gasoil dépassent les deux euros le litre. Cette différence reflète en grande partie le poids des taxes nationales, qui pèsent directement sur les marges des distributeurs.
Ce contexte économique défavorable explique pourquoi les grands groupes internationaux préfèrent concentrer leurs ressources ailleurs, laissant le terrain à des acteurs mieux implantés ou disposant de modèles économiques différents.
Quelles conséquences pour les automobilistes ?
Le départ de Shell devrait avoir un impact principalement sur l’offre de carburants, et non sur les prix. Avec 80 stations-service recensées en France en 2025, le groupe représentait un réseau limité mais réel.

Les stations situées sur les autoroutes, très rentables, ne devraient pas fermer. Celles en zone rurale ont, quant à elles, déjà largement disparu. C’est donc en périphérie des grandes villes, notamment autour des rocades, que des fermetures sont les plus probables.
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