
À titre de comparaison, le sans-plomb est actuellement affiché entre 1,35 et 1,50 euro le litre dans plusieurs pays européens, tandis qu’en France, l’essence et le gasoil dépassent les deux euros le litre. Cette différence reflète en grande partie le poids des taxes nationales, qui pèsent directement sur les marges des distributeurs.
Ce contexte économique défavorable explique pourquoi les grands groupes internationaux préfèrent concentrer leurs ressources ailleurs, laissant le terrain à des acteurs mieux implantés ou disposant de modèles économiques différents.
Quelles conséquences pour les automobilistes ?
Le départ de Shell devrait avoir un impact principalement sur l’offre de carburants, et non sur les prix. Avec 80 stations-service recensées en France en 2025, le groupe représentait un réseau limité mais réel.

Les stations situées sur les autoroutes, très rentables, ne devraient pas fermer. Celles en zone rurale ont, quant à elles, déjà largement disparu. C’est donc en périphérie des grandes villes, notamment autour des rocades, que des fermetures sont les plus probables.
Sur le plan tarifaire, le risque d’une hausse des prix reste limité. La raison est structurelle : les deux tiers du carburant vendu en France le sont en grande surface, un circuit qui fonctionne indépendamment des grandes compagnies pétrolières internationales.
L’électrique, nouvel horizon des géants de l’énergie
Si les grandes compagnies pétrolières se retirent de la distribution de carburant traditionnel, elles ne quittent pas pour autant le secteur de la mobilité. Leur stratégie se réoriente clairement vers les véhicules électriques.
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