
Au-delà du chiffre, c’est le profil de ces conducteurs qui retient l’attention des chercheurs. Selon leurs conclusions, les personnes qui envoient des textos au volant présentent plus souvent des traits associés aux troubles de la personnalité antisociale: narcissisme, machiavélisme et psychopathie.
Le narcissisme se traduit, selon les auteurs, par un besoin constant d’attention. Le machiavélisme renvoie à un cynisme manipulateur. Quant à la psychopathie, elle se caractérise par une absence de remords et un comportement antisocial. Ces trois dimensions forment ce que les chercheurs désignent comme la « triade sombre » de la personnalité.
Impulsivité et manque d’empathie: les traits psychologiques derrière le geste
Pour les auteurs de l’étude, ces comportements au volant ne sont pas anodins. Ils s’accompagnent, selon leurs travaux, d’impulsivité, d’un manque d’empathie et d’une tendance à la manipulation. Des caractéristiques qui, réunies, dessinent un profil à risque sur la route.

Ce qui distingue cette recherche des précédentes, c’est l’identification de l’usage problématique du smartphone comme facteur prédictif autonome des comportements dangereux. En d’autres termes, ce comportement prédit les prises de risque indépendamment de la personnalité globale du conducteur.
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