
La juridiction a aussi prononcé 100 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité ramenée à 45 mois, dont 30 avec sursis. Cette décision modifie nettement la situation née du jugement de première instance de mars 2025, qui avait compromis sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Selon aufeminin, la cour a retenu l’existence d’un système ayant permis de salarier avec des fonds européens des permanents du parti. AP évoque environ 2,8 millions d’euros de fonds détournés. Marine Le Pen conteste les accusations et, d’après AP, entend encore utiliser les recours disponibles.
Une candidature 2027 encore possible, mais encadrée
La réduction de l’inéligibilité est le point politique le plus immédiat. Selon The Guardian, la peine prononcée en appel laisse Marine Le Pen potentiellement en mesure de se présenter en 2027. La difficulté se déplace donc vers les conditions pratiques d’une campagne menée sous contrôle judiciaire.

La dirigeante du RN avait elle-même mesuré cette contrainte avant le verdict. Dans un entretien à BFMTV cité par aufeminin, Marine Le Pen avait déclaré: « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions ». La phrase pèse davantage depuis que la cour a retenu la détention à domicile sous bracelet.
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