
L’économiste a surtout retenu un résultat de la Drees concernant les personnes encore en emploi juste avant leur départ. « Moi, je ne comprends pas comment c’est possible », a-t-il déclaré en évoquant les 35 % dont la situation s’améliore. Il a ensuite lancé: « On a le beurre et l’argent du beurre quand on part à la retraite ».
Son raisonnement conduit à un arbitrage: partir plus tôt avec une pension moins élevée, ou travailler plus longtemps afin de limiter le poids financier des retraites. Il écarte également une hausse continue des cotisations sociales, qui renchérirait le coût du travail et pourrait peser sur l’emploi, la compétitivité des entreprises et la croissance.
Les 35 % mesurent le niveau de vie, pas la seule pension
La formule selon laquelle 35 % des retraités gagneraient davantage que lorsqu’ils travaillaient ne correspond pas exactement au résultat publié. La Drees établit qu’un peu plus d’un tiers des personnes en emploi juste avant leur retraite voient leur niveau de vie augmenter après leur départ. Cet indicateur dépasse largement le seul montant de la pension.

Le niveau de vie tient compte de l’ensemble des revenus du ménage, des impôts directs et du nombre de personnes qui composent le foyer. Il peut donc progresser même lorsque le revenu personnel diminue, par exemple si les ressources du conjoint évoluent ou si les enfants ne sont plus à charge. Comparer directement pension et ancien salaire produit ainsi une conclusion trompeuse.
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