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13 juillet 2026
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Retraites: ce que cache vraiment le chiffre controversé de 35 %

Les autres résultats de l’étude donnent une image plus nuancée. Pour la moitié des personnes qui travaillaient avant leur retraite, la pension est inférieure de plus de 25 % au dernier revenu d’activité. La baisse médiane atteint 14 % lorsque tous les revenus avant impôt du ménage sont pris en compte, puis 9 % après calcul du niveau de vie.

Les personnes déjà éloignées de l’emploi suivent une trajectoire différente. La Drees mesure une hausse médiane du niveau de vie de 9 % pour celles qui étaient au chômage avant leur retraite et de 4 % pour celles qui étaient en invalidité. Le passage à la pension peut alors remplacer une situation antérieure particulièrement dégradée.

35 %
Cette proportion désigne les nouveaux retraités dont le niveau de vie augmente, pas ceux dont la pension dépasse nécessairement l’ancien salaire.

14,6 % du PIB consacrés aux pensions en France

La France consacre une part élevée de sa richesse nationale aux pensions. D’après les données Eurostat diffusées par l’Insee, ces dépenses représentaient 14,6 % du produit intérieur brut en 2023, contre 12,3 % dans l’ensemble de l’Union européenne. La comparaison englobe notamment les pensions de vieillesse, de survie, d’invalidité et certaines préretraites.

Pièces et graphique représentant le financement des pensions
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Un écart de pourcentage ne peut toutefois pas être converti automatiquement en économie immédiatement disponible. Les différences entre pays reflètent aussi leur démographie, l’âge de départ, le montant des pensions et la place respective des régimes publics, professionnels ou privés. Elles résultent également de choix collectifs sur la répartition des revenus entre actifs et retraités.

Le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites publié en juin 2026 prévoit une dégradation durable des comptes. Son scénario central aboutit à un déficit équivalant à 2,4 % du PIB en 2070, contre 1,4 % dans la projection réalisée un an auparavant. La détérioration de long terme tient principalement aux nouvelles hypothèses démographiques.

Pour combler un tel écart, plusieurs familles de mesures peuvent être discutées: recul de l’âge effectif de départ, réduction relative des pensions, hausse des prélèvements ou mobilisation d’autres recettes publiques. Chacune affecterait différemment le pouvoir d’achat, les cotisations des actifs et les besoins individuels d’épargne retraite.

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