
La résidente estimait que l’emplacement du barbecue et la cuisson de viande ou de poisson étaient destinés à l’incommoder. Elle disait également souffrir d’un manque de sommeil et d’une dégradation de sa qualité de vie. The Guardian rapportait en septembre 2019 que cette série de démarches judiciaires durait depuis août 2017.
Le différend ne concernait cependant pas uniquement l’alimentation végane de la plaignante. Ses demandes portaient aussi sur la fumée de cigarettes, le déplacement de chaises sur du béton, des lumières, l’entretien des jardins, les oiseaux domestiques et les bruits d’enfants jouant au basket. Le dossier relevait donc d’un conflit de copropriété plus étendu.
En 2019, le tribunal puis la Cour suprême rejettent les recours
Les demandes ont d’abord été examinées par le State Administrative Tribunal d’Australie-Occidentale, compétent notamment pour les litiges liés aux copropriétés. La juridiction n’a pas retenu de violation justifiant les mesures réclamées contre les voisins. Cilla Carden a ensuite tenté de contester ces décisions devant la Cour suprême de l’État.

Les recours ont également été rejetés par Peter Quinlan, alors Chief Justice de la Cour suprême d’Australie-Occidentale. Les décisions publiées montrent qu’il s’agissait de plusieurs procédures liées à la détérioration des relations entre les propriétaires et occupants du même ensemble résidentiel, et non d’un procès portant exclusivement sur l’odeur de viande.
Un voisin avait défendu le droit des autres occupants à utiliser normalement leurs logements et jardins: « Les exigences de Mme Carden se sont révélées non raisonnables et ont même nui à la capacité des autres propriétaires à profiter de leurs terrains de manière raisonnable et acceptable. » La justice australienne n’a donc pas interdit les barbecues ni reconnu les nuisances alléguées dans les conditions présentées.
Un voisin avait retiré son barbecue et stoppé le basket
Avant même l’issue définitive des recours, l’un des voisins avait indiqué avoir retiré son barbecue et ne plus laisser ses enfants jouer au basket dans le jardin. Ces concessions n’avaient pas suffi à mettre un terme au conflit, les autres griefs concernant notamment la cigarette, les bruits de mobilier et les éclairages restant contestés.

Après le rejet de ses démarches, Cilla Carden avait déclaré au West Australian: « Je suis une bonne personne. Je veux seulement la paix et le calme. » Elle envisageait alors d’autres actions, sans qu’une nouvelle décision favorable ou une indemnisation ultérieure soit publiquement documentée.
En France, fréquence et intensité déterminent la nuisance
En France, aucun texte national n’interdit par principe l’utilisation occasionnelle d’un barbecue chez un particulier. Une commune, un arrêté local ou un règlement de copropriété peut toutefois l’encadrer, voire l’interdire dans certains espaces. Les propriétaires comme les locataires doivent respecter ces règles, notamment dans un immeuble collectif.
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