
Devant le public, elle a expliqué que cette histoire d’amour ne faisait pas partie de ce qu’elle imaginait pour elle-même. Selon les propos rapportés par plusieurs médias présents, elle a dit ne pas avoir voulu « tomber amoureuse », avant d’ajouter que « la vie en a décidé autrement ».
Cette confidence a d’autant plus marqué qu’elle vient d’une femme devenue, malgré elle, une figure internationale de la lutte contre les violences sexuelles. Son témoignage public ne porte donc pas seulement sur une relation personnelle : il raconte aussi la possibilité d’un après, même lorsque la confiance a été profondément détruite.
La confiance retrouvée avec Jean-Loup Agopian
Gisèle Pélicot parle peu de Jean-Loup Agopian, mais les mots qu’elle a choisis disent l’essentiel. Elle a confié qu’elle ne pensait pas pouvoir refaire confiance à un homme après ce qu’elle avait subi. Cette confiance retrouvée est au cœur de son message.

Elle présente cette relation comme une rencontre inattendue. À 73 ans, elle insiste sur l’idée que l’amour peut surgir tardivement, sans être programmé. Sa formule, « tout est permis dans la vie », résume cette conviction : l’âge et le traumatisme ne ferment pas nécessairement toute perspective.
Le message reste personnel, mais il résonne au-delà de son histoire. Gisèle Pélicot ne transforme pas son parcours en modèle imposé aux victimes ; elle dit ce qui lui est arrivé. Elle rappelle ainsi qu’une reconstruction peut prendre des formes différentes, et que l’espoir ne se décrète pas mais peut revenir.
L’ombre du procès de Mazan
Ces confidences ne peuvent être séparées du procès de Mazan. Le 19 décembre 2024, Dominique Pélicot, son ex-mari, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Il a été reconnu coupable d’avoir drogué Gisèle Pélicot pendant près de dix ans afin de la violer et de la livrer à d’autres hommes.

Le dossier a bouleversé la France par son ampleur et par la violence des faits révélés. Gisèle Pélicot avait renoncé à l’anonymat, un choix rare dans une affaire de violences sexuelles. Cette décision a contribué à faire de son nom un symbole, notamment autour de l’idée que la honte devait changer de camp.
Au festival de Hay, elle a rappelé que son histoire ne relevait pas d’un cas isolé, mais révélait un problème plus large. Selon les propos rapportés, elle a appelé la société à se réveiller face aux violences faites aux femmes, qu’elle décrit comme un mal qui dépasse les frontières.
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