
Le navigateur a décrit sa situation avec une franchise caractéristique : « J’ai changé de cancer. J’ai un système cancéreux qui fait le tour de mon organisme. » Des mots directs, prononcés sans dramatisation, depuis Brest où il se remet d’une récente hospitalisation.
Loin de se laisser abattre, il a tenu à replacer son cas dans une réalité collective : « On doit être 400 ou 500 000 comme ça en France, tous les jours, à essayer de lutter contre la maladie. Ce n’est pas un drame non plus. »
« Garder le cap » : une sérénité revendiquée
Face à l’adversité, Olivier de Kersauson a affiché une philosophie qui lui est propre. « Quand on est malade comme ça, il faut se réjouir d’être soigné plutôt que de se plaindre d’être malade », a-t-il déclaré, résumant en une phrase son état d’esprit.

Le navigateur a également salué les progrès de la médecine moderne, soulignant la différence avec ce qu’était un diagnostic il y a trente ans : « Aujourd’hui, vous avez une mauvaise nouvelle, mais vous avez aussi une possibilité de soins qui s’est multiplié par 10 ou par 20, donc tout ça va bien ! »
Il a conclu avec une formule teintée d’humour noir, fidèle à son caractère : « Le cancer, en général, ça annonce pas des jolis Noël… » Une manière de dédramatiser sans nier la gravité de la situation.
Un combattant habitué à la maladie
Olivier de Kersauson, navigateur français de renommée internationale, avait déjà affronté un cancer du poumon diagnostiqué en 2017. Sociétaire des Grosses Têtes sur RTL, il reste une figure publique très présente. Il avait publié ses mémoires fin 2024, quelques mois avant cette nouvelle annonce.
À 81 ans, une vision apaisée de la mort
Ce n’est pas la première fois qu’Olivier de Kersauson s’exprime sur sa propre finitude. En janvier 2025, interrogé par Le Journal du Dimanche à l’occasion de la sortie de ses mémoires, il avait déjà abordé le sujet avec une remarquable sérénité.

« Je n’ai pas envie de mourir. Mais je ne crains pas de mourir », avait-il confié. Il justifiait cette posture par une logique simple : « Cela ne sert à rien d’avoir peur d’un truc contre lequel tu ne peux rien faire. Nul ne sait ni le jour ni l’heure… La peur ne construit rien. »
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