L’hiver breton leur révèle alors un visage radicalement différent de celui des vacances estivales. Les allées du camping se vident, l’ambiance devient résolument calme. Albert le résume sans détour: « Il n’y a pas un chat! Juste quelques retraités qui, comme nous, ont choisi de vivre dans un mobil-home. » Une atmosphère qu’il apprécie, mais qui lui fait comprendre qu’un second ancrage sera nécessaire pour l’été.
Le mobil-home à l’année, un phénomène en progression
Face à la hausse des prix de l’immobilier et au coût croissant de l’entretien d’une maison individuelle, un nombre grandissant de retraités français se tournent vers des modes d’habitat alternatifs. Le mobil-home en camping à l’année représente l’une de ces options: les charges y sont généralement inférieures à celles d’un logement classique, et les campings proposent souvent des services mutualisés qui simplifient le quotidien.
La vente de la maison parisienne finance un second mobil-home dans les Landes
La cession de leur propriété francilienne ouvre la voie à la deuxième étape du projet. Le produit de cette vente immobilière leur permet d’acquérir un mobil-home dans un camping des Landes, réputé pour ses activités estivales. « Avec la vente de notre maison parisienne, on a pu s’offrir un mobil-home dans un très beau camping dans les Landes qui propose beaucoup d’activités en été, et ça a même remboursé une bonne partie de l’achat de notre mobil-home en Bretagne », détaille Albert.

L’opération s’avère donc doublement avantageuse sur le plan financier: le produit de la vente couvre non seulement l’achat du mobil-home landais, mais allège également le coût de la résidence bretonne, acquise quelques années plus tôt. Le couple évoque aussi la possibilité de proposer leurs logements à la location ponctuellement lorsqu’ils ne les occupent pas, une source de revenus complémentaires pour des retraités soucieux de leur budget.
Le choix des Landes répond à une logique saisonnière précise: offrir un cadre plus animé pendant la belle saison, là où la Bretagne hivernale privilégie la tranquillité. « Pour l’été, on voulait autre chose, un endroit où les enfants pourraient s’amuser et nous aussi », confirme Albert. Les deux résidences fonctionnent ainsi en complémentarité, chacune répondant à un besoin distinct.
Double équipement, heures de route: les contraintes concrètes d’une vie entre deux résidences
Vivre entre deux adresses impose une organisation rigoureuse. Il a fallu équiper intégralement deux logements, des draps aux couverts en passant par l’électroménager. « Les draps, les couverts, et surtout l’électroménager… Oui ça a eu un coût de tout acheter en double, mais on a fait beaucoup de récupération et on avait eu le temps d’accumuler beaucoup de choses dans notre ancienne maison », reconnaît le couple.
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