
Si vous quittez le travail avant 67 ans avec tous les trimestres exigés et au moins 120 trimestres cotisés, votre pension de base ne peut descendre en dessous de 903,93 € brut par mois. En dessous de ce seuil de 120 trimestres cotisés, le plancher tombe à 756,29 € brut par mois, mais il est majoré proportionnellement dès que vous approchez des 120 trimestres.
Un exemple officiel illustre ce calcul: une femme née en 1964 ayant validé 135 trimestres cotisés sur les 170 requis perçoit ainsi 873,53 € brut par mois au titre du MiCo. À l’inverse, partir à 67 ans sans avoir atteint le nombre de trimestres requis réduit ce plancher: avec 140 trimestres sur 167, le montant tombe à 634,02 € brut.
Il est important de distinguer ce dispositif de la promesse politique des 1 200 €: ce chiffre désigne la pension globale, base et complémentaire confondues, proche de 85 % du Smic net, et non le seul MiCo. Le minimum contributif se distingue également de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées), une aide sociale sous conditions de ressources qui, elle, est récupérable sur succession — ce qui n’est pas le cas du MiCo.
De 167 à 170 trimestres: le nombre exact requis selon votre année de naissance
Pour déclencher le MiCo dans sa version la plus favorable, encore faut-il obtenir une retraite de base au taux plein. La durée d’assurance exigée varie selon l’année de naissance: 167 trimestres pour les personnes nées en 1960, 168 ou 169 trimestres pour celles nées en 1961 selon leur date de naissance exacte, et 169 trimestres pour celles nées en 1962.

Pour les générations 1963 et 1964, le seuil monte à 170 trimestres. L’âge légal de départ diffère également: 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1963, et 63 ans pour celles nées en 1964, conformément aux règles issues de la réforme des retraites.
Une subtilité souvent méconnue concerne la nature des trimestres. Le minimum contributif majoré — celui à 903,93 € — ne regarde que les trimestres cotisés, c’est-à-dire réellement travaillés. Les trimestres assimilés, liés au chômage, à la maladie ou à la maternité, comptent pour le taux plein mais pas pour ce seuil de 120 trimestres cotisés. Une carrière complète au Smic avec au moins 120 trimestres cotisés reste le profil qui se rapproche le plus de la retraite minimale améliorée.
Le calcul de la pension de base part du revenu annuel moyen, multiplié par un taux de 50 % au taux plein, puis par la fraction des trimestres validés à l’Assurance retraite sur le nombre de trimestres requis. Les carrières hachées, à temps partiel ou multi-statut sont donc les plus exposées à un résultat inférieur au plancher, ce qui rend la vérification d’autant plus nécessaire.
Qu’est-ce que le minimum contributif?
Le minimum contributif (MiCo) est un plancher légal de pension de base, distinct de toute aide sociale: il ne dépend pas des ressources du foyer et n’est pas récupérable sur succession, contrairement à l’ASPA. Il a été créé pour garantir une retraite décente aux assurés ayant eu de faibles salaires tout au long de leur carrière, à condition d’avoir liquidé leurs droits au taux plein.
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